En effet, un tel scénario semblait si prévisible. Ils étaient pourtant prévenus, le mot d’ordre devait être de jouer, mais malheureusement pour le football français, notre adoré Claude Puel a encore fait des siennes ! Après avoir offert une pale prestation en Bavière la semaine dernière, les Lyonnais étaient dans l’impasse et dans l’obligation de gagner. Un club ayant l’ambition de participer à une éventuelle finale de Champions League devait démarrer ce match de manière offensive, du moins dans la logique des choses, mais je doute que Puel connaisse le verbe attaquer ! Des regrets étaient présents lors du match aller. En revanche, aucun sentiment de frustration n’est présent à l’heure des comptes. Et si le parcours de Lyon n’était-il pas si beau qu’on le percevait ? Une qualification face à un Madrid pas si convaincant, une qualification non-méritée face au concurrent français et justement une claque face au Bayern ?
C’est dans la tristesse et la colère que les supporters lyonnais peuvent quitter le stade Gerland. Comment accepter que son club de coeur prenne une rouste ? Comment accepter une telle frustration ? Comment accepter une immense désillusion ? Comment comprendre Puel ? Telles peuvent être les interrogations après cette double confrontation face aux Allemands de Munich.
Pourtant, Claude Puel entame le match en oubliant son si fidèle 4.3.3 et met en place une composition qui semble s’avouer plus offensive. C’est alors avec plaisir que nous découvrons Bastos, Govou,
Delgado, Lopez en attaque. Équipe qui semble plus que compétitive. On se dit alors que Lissandro Lopez se retrouvera moins seul que lors du match aller. Malheureusement, il en est tout autrement et dès les premières minutes, le constat est terrible. Le visage offensif des Lyonnais, que nous aurions pu espérer, n’est absolument pas présent. Le Bayern dégage une sérénité incroyable et sans être trop dur, les Lyonnais n’arrivent pas à exister.
La première mi-temps ne se résume pas, les Lyonnais ne se sont jamais découverts et n’ont jamais réussi à inquiéter le Bayern de Van-Gaal. Pour la seconde période, il ne manquait pas moins que l’expulsion du patron de l’arrière garde lyonnaise, Cris, pour achever les Lyonnais. La suite était prévisible, même très simple, le bateau lyonnais coule. Finalement, Lyon semble ne savoir que défendre. Le constat est dur, il fait mal, mais la réalité éclate à la face de Puel. La philosophie de jeu qu’il prône depuis un moment semble déteindre sur l’attaque lyonnaise. Regrettable. Mais tout ceci n’était-il pas prévisible ??
Par Tom de FootRead
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