La droite va-t-elle revivre le cauchemar des élections régionales de 2004 ?
Voici une question qui doit sûrement tarauder de nombreux membres de l’UMP.
Souvenez-vous, lors du précédent scrutin, le parti présidentiel de l’époque n’avait remporté que deux régions : l’Alsace et la Corse. Dès lors, le gouvernement en place avait dû être remanié. Aujourd’hui, l’UMP attend avec appréhension ce vote qui pourrait servir de vote sanction à son égard.
Selon TNS/Sofres, la gauche obtiendrait plus de 50% des voix au 1er tour tandis que la droite parlementaire ne récolterait que 40%.
En effet, pour beaucoup, le PS constitue la seule alternative à la majorité présidentielle. Après des élections européennes catastrophiques, les militants rue Solférino espèrent non seulement reconquérir le cœur des Français mais aussi conserver les vingt régions conquises lors des régionales de 2004.
Selon les sondages, le PS semble bien parti dans la course. Le mécontentement grandissant des Français va probablement les conduire à voter contre l’UMP. En effet, les élections de mi-mandat sont traditionnellement défavorables au pouvoir en place.
De plus, de tous les partis de gauche, le PS est celui qui semble le plus crédible aux yeux des Français et ce, malgré le succès populaire d’Europe Ecologie (qui l’avait pourtant éclipsé lors des élections européennes).
Cependant, pour s’assurer de sa victoire, le parti ne doit pas se perdre en polémique et psychodrame. Les dérapages de Georges Frêche ou encore la décision de Ségolène Royal de mettre des militants centristes du MoDem et un ex-communiste sur sa liste, ne doivent pas prendre le pas sur les ambitions de la gauche.
Du côté de l’UMP, la priorité est d’éviter la débâcle de 2004 où elle n’avait remporté que deux régions. Ainsi, la majorité présidentielle espère conserver l’Alsace et la Corse tout en rêvant d’une victoire dans les régions Centre, Franche-Comté et Champagne-Ardenne.
Ainsi, le parti n’a pas hésité à lancer dans l’arène de nombreux ministres en tant que tête de liste : Valérie Pécresse (Ile-de-France), Dominique Bussereau (Poitou-Charentes), Xavier Darcos (Aquitaine), Hervé Novelli (Centre), Alain Joyandet (Franche-Comté), Alain Marleix (Auvergne), Bruno Le Maire (Normandie) et Valérie Létard (Nord-Pas-de-Calais).
Cependant, l’UMP devra compter sur le Front national. Selon un récent sondage IFOP, le parti de Jean-Marie Le Pen se maintiendrait au 2è tour dans une dizaine de régions. Lors du précédent scrutin, le FN avait réussi le tour de force de se retrouver dans 17 régions au 2d tour ce qui avait accéléré la chute de la droite.
Rendez-vous le 14 et 21 mars pour connaître les résultats.
Par Aurélie de BetKlub
Les élections régionales arrivent à grand pas. A votre avis, quel parti va sortir vainqueur de ce scrutin ? Combien de régions va remporter la droite ? Ségolène Royal conservera-t-elle son fief du Poitou-Charentes ? Georges Frêche paiera-t-il ses excès de langage ? Le taux d’abstention aura-t-il une influence sur les résultats ? Faites vos pronostics.
