Afin de lancer sur de bons rails un partenariat entre Betklub et mon modeste blog, une petite présentation du championnat de l’hémisphère Sud s’impose afin que tout le monde soit bien armé pour répondre aux paris à venir. Alors que le professionnalisme a eu quelques difficultés à se mettre en place en France dès 1995 (la traditionnelle exception culturelle), nos camarades Anglo-Saxons n’ont pas eu les mêmes états d’âmes et se sont directement investis à fond, en particulier les nations de l’hémisphère Sud.
Le Super 12 a donc été crée afin de permettre aux provinces des principales nations du sud de s’affronter sur la base d’un match par an, le match retour ayant lieu l’année suivante, comme pour le tournoi des Six Nations. Composé au départ de 5 provinces Néo zélandaises, 4 Sud Africaines et 3 Australiennes, il a peu à peu évolué en passant à 14 en 2006 (5 NZ / 5 AFS / 4 AUS), et deviendra le Super 15 en 2011 avec la création d’une franchise à Melbourne. Moins populaire que le rugby à XIII, le footy et le cricket en Australie, le rugby union (à XV) est le sport roi en Nouvelle Zélande et en Afrique du Sud où les franchises jouissent d’un gros soutient populaire. Outrageusement dominé par les équipes kiwis (tout d’abord les Auckland Blues par deux fois puis les Canterbury Crusaders à sept reprises) les Sud Africains, pénalisés par les longs déplacements en Océanie, commencent à s’imposer comme des candidats réguliers à la victoire finale.
La création du Super 12 et du Tri Nations dès 1996 alors que les championnats nationaux Européens ainsi que la H Cup n’en étaient qu’à leurs balbutiements a donné une longueur d’avance aux sudistes à cette époque. Un championnat qui fait rêver avec de nombreuses stars, des stades pleins et le soutien financier de la Fox de Rupert Murdoch, tel était le topo il y a encore 10 ans. Désormais mieux organisé, l’hémisphère Nord a contre attaqué en attirant les stars du sud et en offrant un spectacle tout aussi intéressant sur le terrain. Mais le vieux continent n’est pas l’unique responsable du déclin de la compétition. Originellement supportées financièrement par leur fédération nationale respective, obligeant ainsi les franchises à n’aligner que des joueurs locaux, la donne a peu à peu changé et des sponsors et mécènes permettent désormais à certains clubs d’attirer les meilleurs joueurs de leur pays et parfois de l’étranger (Califano, Michalak, Hernandez etc…). Plutôt ouvert à son commencement, le Super 14 devient un championnat à deux vitesses où seuls les matchs de quelques franchises peuvent déplacer les foules. A cause de la crise financière, les clubs ont du rivaliser d’ingéniosité pour conserver un grand nombre d’abonnés.
Les équipes ayant marqué le Super 14 de leur empreinte restent toutefois peu nombreuses. Les Canterbury Crusaders, basés à Christchurch, sont les plus réguliers et restent les géants de l’hémisphère sud, une des meilleures équipes au monde avec Toulouse, Leicester ou le Munster. Vainqueur à sept reprises, les Crusaders ont compté dans leurs rangs des légendes des All Blacks comme Leon MacDonald, Justin Marshall, Aaron Mauger, Andrew Mehrtens, Reuben Thorne et désormais Dan Carter, Richie McCaw et Chris Jack. Lors de la création de la compétition, l’équipe à battre était toujours kiwi mais basée sur l’île du Nord, à Auckland. Les Blues évoluant à l’Eden Park se sont imposés à trois reprises et ont aligné des légendes comme Jonah Lomu, Doug Howlett, Sean Fitzpatrick ou Carlos Spencer. La génération dorée des Brumbies emmenée par George Gregan et Stephen Larkham a permis au club de la capitale australienne de remporter deux trophées. Seuls George Smith et Stirling Mortlock sont les héritiers de cette époque dorée et comptent bien ajouter une troisième coupe dans la vitrine. L’effectif semble suffisamment étoffé cette année pour cela. Enfin l’équipe en forme de ces dernières années vient de Pretoria et a également deux victoires à son compteur. Les Bulls de Matfield, B. Botha, Du Preez et Habana (avant son départ pour les Stormers) sont aujourd’hui favoris à leur propre succession. D’autres légendes Springboks, Wallabies ou All Blacks ont bien entendu participé aux diverses éditions du Super 14, le règlement en vigueur interdisant à des joueurs évoluant hors de leur pays d’être appelés en équipe nationale. Cette règle est parfois cassée en cas d’avalanche de blessures. On remarque cependant que de plus en plus de jeunes joueurs signent en Europe et retournent au pays les années de Coupe du Monde (comme Luke McAllister, François Steyn ou Jean De Villiers).
A un an du premier Super 15 de l’histoire qui verra les rencontres entre provinces du même pays multipliées, et avant l’arrivée de provinces argentines, japonais ou des îles du Pacifique, la SANZAR est face à un défi de taille consistant à homogénéiser le niveau des clubs et augmenter les recettes et surtout les audiences. La solution est avant tout financière mais passera également par le jeu, trop stéréotypé et « boring » ces dernières années. Les nations du sud profiteront également des futures lois obligeant les équipes françaises à aligner un pourcentage élevé de joueurs formés en France.
Par Adrien de Sud Rugby
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Afin de lancer sur de bons rails un partenariat entre Betklub et mon modeste blog, une petite présentation du championnat de l’hémisphère Sud s’impose afin que tout le monde soit bien armé pour répondre aux paris à venir. Alors que le professionnalisme a eu quelques difficultés à se mettre en place en France dès 1995 (la traditionnelle exception culturelle), nos camarades Anglo-Saxons n’ont pas eu les mêmes états d’âmes et se sont directement investis à fond, en particulier les nations de l’hémisphère Sud. Le Super 12 a donc été crée afin de permettre aux provinces des principales nations du sud de s’affronter sur la base d’un match par an, le match retour ayant lieu l’année suivante, comme pour le tournoi des Six Nations. Composé au départ de 5 provinces Néo zélandaises, 4 Sud Africaines et 3 Australiennes, il a peu à peu évolué en passant à 14 en 2006 (5 NZ / 5 AFS / 4 AUS), et deviendra le Super 15 en 2011 avec la création d’une franchise à Melbourne. Moins populaire que le rugby à XIII, le footy et le cricket en Australie, le rugby union (à XV) est le sport roi en Nouvelle Zélande et en Afrique du Sud où les franchises jouissent d’un gros soutient populaire. Outrageusement dominé par les équipes kiwis (tout d’abord les Auckland Blues par deux fois puis les Canterbury Crusaders à sept reprises) les Sud Africains, pénalisés par les longs déplacements en Océanie, commencent à s’imposer comme des candidats réguliers à la victoire finale.
La création du Super 12 et du Tri Nations dès 1996 alors que les championnats nationaux Européens ainsi que la H Cup n’en étaient qu’à leurs balbutiements a donné une longueur d’avance aux sudistes à cette époque. Un championnat qui fait rêver avec de nombreuses stars, des stades pleins et le soutien financier de la Fox de Rupert Murdoch, tel était le topo il y a encore 10 ans. Désormais mieux organisé, l’hémisphère Nord a contre attaqué en attirant les stars du sud et en offrant un spectacle tout aussi intéressant sur le terrain. Mais le vieux continent n’est pas l’unique responsable du déclin de la compétition. Originellement supportées financièrement par leur fédération nationale respective, obligeant ainsi les franchises à n’aligner que des joueurs locaux, la donne a peu à peu changé et des sponsors et mécènes permettent désormais à certains clubs d’attirer les meilleurs joueurs de leur pays et parfois de l’étranger (Califano, Michalak, Hernandez etc…). Plutôt ouvert à son commencement, le Super 14 devient un championnat à deux vitesses où seuls les matchs de quelques franchises peuvent déplacer les foules. A cause de la crise financière, les clubs ont du rivaliser d’ingéniosité pour conserver un grand nombre d’abonnés.
Les équipes ayant marqué le Super 14 de leur empreinte restent toutefois peu nombreuses. Les Canterbury Crusaders, basés à Christchurch, sont les plus réguliers et restent les géants de l’hémisphère sud, une des meilleures équipes au monde avec Toulouse, Leicester ou le Munster. Vainqueur à sept reprises, les Crusaders ont compté dans leurs rangs des légendes des All Blacks comme Leon MacDonald, Justin Marshall, Aaron Mauger, Andrew Mehrtens, Reuben Thorne et désormais Dan Carter, Richie McCaw et Chris Jack. Lors de la création de la compétition, l’équipe à battre était toujours kiwi mais basée sur l’île du Nord, à Auckland. Les Blues évoluant à l’Eden Park se sont imposés à trois reprises et ont aligné des légendes comme Jonah Lomu, Doug Howlett, Sean Fitzpatrick ou Carlos Spencer. La génération dorée des Brumbies emmenée par George Gregan et Stephen Larkham a permis au club de la capitale australienne de remporter deux trophées. Seuls George Smith et Stirling Mortlock sont les héritiers de cette époque dorée et comptent bien ajouter une troisième coupe dans la vitrine. L’effectif semble suffisamment étoffé cette année pour cela. Enfin l’équipe en forme de ces dernières années vient de Pretoria et a également deux victoires à son compteur. Les Bulls de Matfield, B. Botha, Du Preez et Habana (avant son départ pour les Stormers) sont aujourd’hui favoris à leur propre succession. D’autres légendes Springboks, Wallabies ou All Blacks ont bien entendu participé aux diverses éditions du Super 14, le règlement en vigueur interdisant à des joueurs évoluant hors de leur pays d’être appelés en équipe nationale. Cette règle est parfois cassée en cas d’avalanche de blessures. On remarque cependant que de plus en plus de jeunes joueurs signent en Europe et retournent au pays les années de Coupe du Monde (comme Luke McAllister, François Steyn ou Jean De Villiers).
A un an du premier Super 15 de l’histoire qui verra les rencontres entre provinces du même pays multipliées, et avant l’arrivée de provinces Argentines, Japonais ou des Iles du Pacifique, la SANZAR est face à un défi de taille consistant à homogénéiser le niveau des clubs et augmenter les recettes et surtout les audiences. La solution est avant tout financière mais passera également par le jeu, trop stéréotypé et « boring » ces dernières années. Les nations du sud profiteront également des futures lois obligeant les équipes Françaises à aligner un pourcentage élevé de joueurs formés en France.


