L’Islande se trouve dans une situation peu enviable : la population doit décider le remboursement ou non de près de 4 milliards d’euros à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
En effet, après la faillite de la banque Icesave, plus de 300 000 britanniques et néerlandais – attirés par des taux d’intérêts élevés – ont été floués. Résultat, une loi a été votée par le Parlement islandais pour rembourser le Royaume-Uni et les Pays-Bas qui avaient avancé l’argent pour indemniser les clients lésés.
Or, le président Olafur Ragnar Grimsson a décidé de ne pas ratifier l’accord face à la pression populaire et donc de soumettre le texte à référendum.
Depuis 1944, c’est la première fois que le chef de l’Etat met son veto à une loi qui a été votée par le Parlement et ce après qu’une pétition de 60 000 signatures lui ait été envoyé pour qu’il ne ratifie pas le texte.

Cette situation est d’autant plus grave que l’Islande est prise en étau. Depuis la crise financière, le pays est dans une période trouble et a donc besoin de l’aide internationale pour sortir la tête de l’eau. En 2008, il avait été sauvé grâce à un prêt du Fonds monétaire international (FMI) et des pays nordiques (Danemark, Suède, Finlande et Suède). Or, le FMI n’a pas encore versé la totalité des 2,1 milliards d’euros promis. La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ayant promis d’empêcher le versement de la somme restante en faisant pression sur l’institution par le biais de ses représentants si le résultat du référendum se révélait négatif. Les pays nordiques pourraient aussi suivre cette voie en retardant les versements du prêt à 1,78 milliard d’euros.
De plus, l’Islande a récemment déposé une candidature d’adhésion à l’Union européenne. Si Reykjavik refuse de payer sa dette, son adhésion risque d’être très difficile. Les instances européennes pourraient considérer qu’il s’agit d’une incapacité du pays à honorer ses engagements financiers et économiques.
Une réponse positive au référendum est vitale pour l’Islande. Dans le cas contraire, le pays risque de perdre la confiance des investisseurs internationaux pour une durée indéterminée.
Qui aura le dernier mot de l’histoire ? Rendez vous le 20 février.
Par Aurélie de BetKlub
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